RECHERCHE GÉNÉTIQUE
PROJET D’ETUDE SUR LES ABERRATIONS DU CHROMOSOME 14: PHASE 2 ANNEE 2007
Institut de Génétique Médicale,
Università Cattolica Sacro Cuore, L. go F. Vito, 1
00168 Roma
La technique “Microarray-CGH” a comme but d’identifier des anomalies chromosomiques quantitatives (délétions ou duplications partielles) de dimensions inférieures aux limites de résolution d’un examen chromosomique conventionnel, définies pour cela « obscures ».
Les anomalies chromosomiques quantitatives sont responsables d’environ 20-30% des cas de retard mental. Il faut préciser que même en présence d’une anomalie chromosomique déjà visible à travers un examen chromosomique standard, le réarrangement chromosomique peut être plus complexe. Les anomalies quantitatives multiples peuvent influencer le phénotype final. Dans le cas spécifique du syndrome du Ring 14, il est évident que quelques cas de ring s’associent non seulement à une perte partielle de la région terminale du bras long, mais aussi à de partielles duplications de régions plus proximales.
La technique se base sur les principes suivants :
- Extraction de l’ADN du sang périphérique du sujet examiné
- Cet ADN doit être d’abord hybridé avec un ADN de contrôle, dans des quantités équimoléculaires. L’ADN examiné et l’ADN de contrôle sont marqués avec deux fluorochromes différents, par exemple rouge pour l’ADN examiné et vert pour l’ADN de contrôle. Si l’ADN examiné n’a ni pertes ni duplications, l’hybridation est complète, et en quelque sorte les deux ADN s’annulent réciproquement. Si, au contraire, l’ADN examiné a une délétion, il excède, pour cette région spécifique, l’ADN de contrôle ; de manière analogue, si l’ADN examiné a une duplication il excède, pour cette région-là, l’ADN examiné.
- Après une hybridation réciproque, les deux ADN sont ensuite hybridés à travers une série de sondes moléculaires disposées sur une même lamelle. Les sondes moléculaires sont sélectionnées de façon à couvrir tout le génome humain, à la distance d’1 Mb ou moins, selon le degré de résolution choisi. Si l’hybridation entre l’ADN de contrôle est l’ADN examiné a été complète (parce qu’il n’y avait ni délétions ni duplications), on obtient une ligne continue, élaborée par un logiciel prédisposé ; si au contraire dans l’ADN examiné il y a une délétion ou une duplication , on obtient une déviation en faveur respectivement de l’ADN de contrôle ou de l’ADN examiné. La déviation qu’on peut observer est limitée à la région intéressée par le réarrangement et donne en même temps des informations sur l’extension du défaut chromosomique et sur les gènes intéressés par l’anomalie.
Istituto di Genetica Medica UCSC
L.go F. Vito,1
00168 Roma
tel 06-30154927
e-mail: mzollino@rm.unicatt.it
PROJET d’ETUDE sur les anomalies du chromosome 14
Responsable de la recherche: Giovanni Neri
Durée de la recherche: 4 ans
Commencé en 2003
Instituto di Genetica Medica,
Università Cattolica Sacro Cuore, L.go F. Vito, 1
00168 Roma
Le syndrome “ring 14” est une pathologie avec de multiples anomalies du phénotype et un retard psychomoteur, engendrée par la perte partielle de matériel génétique du chromosome 14. Les manifestations cliniques sont variables d’un patient à l’autre, même si on tient compte de l’instabilité mitotique de l’anneau et des possibilités de mosaïque (46, ring (14)/45, -14) qui peuvent varier dans les différents tissus cellulaires. Les signes et les symptômes les plus fréquents sont entre autres, un retard psychomoteur et un aspect particulier du visage, une épilepsie et une rétinite pigmentaire. Toutefois, ces conditions spécifiques ne sont pas suffisantes au niveau génétique ou au niveau phénotypique. Il faut aussi préciser que le chromosome 14 est soumis à l’empreinte parentale, de ce fait, ses régions ont des fonctions différentes selon l’origine parentale.
Nous avons programmé une étude de corrélation génotype-phénotype dans un groupe de patients avec anomalies du chromosome 14, l’étude se déroulera selon les phases suivantes:
- Analyse du caryotype sur 100 cellules de sang périphérique, à répéter deux ans après (vérification d’un état de mosaïque et de son éventuelle évolution dans le temps). En cas d’une mosaïque avérée dans le sang, éventuelle analyse du caryotype sur 100 cellules de la peau, à ne faire qu’une seule fois (vérifier la répartition de cette anomalie dans les tissus).
- Déterminer l’origine parentale du chromosome 14 réarrangé (Évaluation des effets possibles de la ségrégation? de l’empreinte parentale ).
- Définition avec des techniques de cytogénétique moléculaire, des régions délétées chez les différents patients.
- Examen chromosomique conventionnel à une résolution moyenne de 550 bandes. Hybridation in situ fluorescente (FISH) avec BACs spécifiques pour la moitié distale du bras long du chromosome 14, à une distance de 500-800 kb.
- Analyse de la ségrégation des microsatellites polymorphes amplifiés par la PCR.
- Création de lignées lymphoblastiques ?de chaque famille (patient et les deux parents).
- Évaluation clinique des patients et corrélation avec le défaut génétique de base.
Documents
› Lettre pour les familles (87 KB)
› Lettre pour des médecins (91 KB)





